
Garance Navarro-Ugé est chercheuse post-doctorale – Max Weber Fellow – à l’Institut Universitaire européen de Florence, au sein du département de droit. Sa thèse de doctorat intitulée L’idée du droit social de Georges Gurvitch. La société comme source de droit, récompensée par la mention spéciale du prix Jean Carbonnier, explique et critique la pensée de cet auteur oublié et montre son intérêt contemporain pour le champ juridique. Relues et amendées, les conceptions du pluralisme juridique développées dans les années 1930 forment un cadre théorique opératoire pour saisir une normativité juridique de source sociale contemporaine. Dans cette veine, ses recherches post-doctorales explorent les discours produits par des groupes sociaux environnementaux pour y saisir les modalités d’organisation des pouvoirs et les valeurs collectives qui y sont développées. L’objectif est de saisir un pluralisme juridique infra-étatique dans sa dimension matérielle, en suivant l’hypothèse d’un droit constitutionnel de source sociale, au sens où les discours traduisent les modalités d’une séparation interne des pouvoirs et de valeurs fondamentales régulatrices. Les méthodes de recherche lexicologique et linguistique sont ici convoquées pour appuyer une recherche juridique. Ces observations ouvrent alors à des réflexions épistémologiques au regard de l’environnementalisation de la société et de son impact sur la science juridique dont les premières analyses ont fait l’objet d’une contribution dans un ouvrage collectif (Larcier Interscientia 2025), s’inscrivant dans le courant de la théorie relationnelle du droit (IRJS 2026).
Parallèlement, elle est membre du comité scientifique de l’Encyclopédie des communautés et des pratiques communautaires et a rédigé plusieurs articles concernant la liberté d’association contemporaine (RDP 2024 ; RDUS 2023), dans la perspective des communs environnementaux (Dalloz 2024). L’analyse du contentieux climatique et de son lien avec les procédés démocratiques tels la pétition (Cahiers Tocqueville 2022 ; Cahiers de Méthodologie 2024) font aussi partie de ses axes de recherche.



